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Blog de Trains-de-l'Eure

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Description :

Bonjour
Ici ce blog ne parle que de lignes de chemin de fer disparues ou faiblement exploitée tout en essayant de retracé leurs histoires, d'hier a aujourd'hui et ce, dans tout le pays.
Cela concerne les lignes a écartement normal, celles qui ont d'autres écartements arriveront plus tard.
Ça parle de trains aussi.
Si vous avez des suggestions ou des informations complémentaire ou encore des modifications, n'hésitez pas a me le faire savoir.
J espère que cela vous plaira !

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Pour la réouverture des lignes de chemins de fer disparues dans le département de l'Eure

Pour la réouverture des lignes de chemins de fer disparues dans le département de l'EureJe m'appelle Antoine et je suis chauffeur routier de profession mais ma plus grande passion ce sont les trains !
Voila l'intérêt de mon blog : mon but est de pouvoir réouvrir deux lignes ferroviaires disparues dans l'Eure, car faut penser a l'avenir et il n'y aura plus beaucoup de ressources pétrolières, donc faut favoriser les transports en pleine campagne !
Donc je voudrais réouvrir deux lignes pour le services des voyageurs, du fret et touristiques et prendre ainsi le statut d'OFP ( Opérateur Ferroviaire de proximité ).
Les deux lignes les voici :
La première ligne est celle reliant Charleval (27) a Serqueux (76) et suivant la vallée de l'Andelle.
La deuxième ligne ( qui a ma préférence et pour laquelle je m'investit beaucoup ), est celle reliant Gisors a Pacy-sur-Eure et qui suit la vallée de l'Epte.
J'ai déjà pas mal de sujets sur ces 2 lignes mais toute information complémentaire,ainsi que votre soutien sont les bienvenus pour pouvoir réaliser ces 2 projets qui sont très ambitieux et que j espère pouvoir amener a terme !
Pour mes outils de recherche j'utilise Google Earth ( une bien belle invention ), Galiléo, Gallica et d'autres sites d'archives en ligne, ainsi que mes documents personnel et ma tête lol.
ATTENTION : les reproductions des images qui sont présentes sur mon blog est interdit !
Sur ce, je vous souhaite une bonne visite ;)

P.S je suis un grand fan de la Compagnie de l'Ouest et des Chemins de fer de l'Etat
N 48°59.667 E 2°6.319
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#Posté le dimanche 18 septembre 2011 16:34

Modifié le lundi 23 avril 2012 21:11

Ligne de Charleval a Serqueux

Ligne de Charleval a SerqueuxVoici une ligne oubliée qui a été ouverte en 1910 par les Chemins de Fer de l'Etat et fermée aux voyageurs en 1939 ainsi qu'aux marchandises en 1969 !
La ligne desservait les gares de : Charleval,Transières (halte),Perriers-sur-Andelle/Les Hogues,Vascoeuil,Croisy-sur-Andelle,Morville-sur-Andelle/La Haye,Nolléval/La Feuillie,Sigy/Argueil,Rouvray,
Forges-les-Eaux-Établissement Thermal,Serqueux.
La plate-forme est abandonnée et vendue a des
particuliers a certains endroits donc il faut une bonne
connaissance en géographie pour la retrouvée !
Il existe un projet pour la transformée en voie verte mais cela est difficile car elle est morcellée et le mieux c'est de la réouvrir pour voir circuler des trains !
Cette ligne ainsi que son infrastructure a tout juste 100 ans.
Quelle dommage ....
Je mettrais des photos lors de mon exploration complete de la ligne !
Cette ligne est numérotée 344.000 a Réseau Férré de France.
Tags : Photo: Gare de Nolléval-La Feuillie ( 76 ) en 1910
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#Posté le lundi 19 septembre 2011 04:01

Modifié le dimanche 23 octobre 2011 08:10

Ligne de Gisors-Boisgeloup a Pacy-sur-Eure

Ligne de Gisors-Boisgeloup a Pacy-sur-EureVoici ma ligne préférée située dans le vexin Normand et dans la vallée de l'Epte.
Cette ligne dont je retrace toute l'histoire depuis le début est celle dont je me bat pour la réouvrir car elle ne manque pas d'atouts et a l'heure ou on parle de grenelle de l'environnement et de transports, elle a sa place dans les réouvertures de lignes aussi bien en train touristique, fret et voyageurs.
Malheureusement elle a été transformée en voie verte de
Neaufles-Inval a Vernon en 2008 mais un retour en arriere est toujours possible !
Elle desservait les gares de :
Gisors-Boisgeloup, Neaufles-Inval, Dangu, Guerny, Chateau-St.-Clair-sur-Epte, Berthenonville, Aveny-Montreuil, Bray-Écos, Fourges, Gasny, Ste-Gennevieve-les-Gasny, Giverny-Limetz, Vernonnet, Vernon,
Normandie (halte), Douains-Blaru et Pacy-sur-Eure.
Voici un peu d'histoire :
La ligne de Gisors-Boisgeloup a Pacy-sur-Eure a été ouverte en 3 sections !
La première de Gisors-Boisgeloup a Vernonnet le 15 Juillet 1869, la seconde de Vernonnet a Vernon le 15 Mai 1870 et la dernière de Vernon a Pacy-sur-Eure le 1er Mai 1873.
Elle a été exploitée a son ouverture par la Compagnie du Chemin de fer de Pont-de-l'Arche a Gisors qui a été repris ensuite par d'autres compagnies comme celles de l'Orléans a Chalons, de Rouen a Orléans, du Syndicat de l'Eure.
Ensuite vint la grande Compagnie des Chemins de fer de l'Ouest qui a procédé au rachat de la Compagnie du
Syndicat de l'Eure en 1891, alors en déficit a ce moment la !!
Ils faut avouer qu'à cet époque la les grandes compagnies rachetait celles qui était déficitaire !
Par la suite la Compagnie des Chemins de fer de l'Etat qui souhaitait agrandir son réseau, rachetât la Compagnie de l'Ouest en 1909, donc la ligne comme beaucoup
d'autres est passée sous le contrôle de l'Etat.
La ligne passât sans trop de problèmes la première guerre de 1914-1918.
En 1937, l'Etat français souhaitait de rassembler tout les réseaux pour en faire une unique société qui est devenue la Société Nationale des Chemins de fer Français en 1938.
La deuxième guerre de 1939-1945 arriva.
Le viaduc sur la Seine a Vernon a été détruit
partiellement une première fois en 1940 et a été reconstruit pour etre détruit complètement une deuxième fois par les allemands en Aout 1944,coupant la ligne entre Vernonnet et Vernon et n'a jamais été reconstruit.
Les fermetures voyageurs :
La séction de Gisors-Boisgeloup a Vernon a été fermée le 1er Mars 1940 et celle de Vernon a Pacy-sur-Eure le 1er Juillet 1939.
Les fermetures marchandises :
La séction de Gisors-Boisgeloup a Gasny le 31 juillet 1989, séction de Gasny a Vernonnet le 1er Juillet 1964, séction de Vernonnet a Vernon en Aout 1944 ( suite a la
destruction du viaduc sur la Seine ) et la séction de Vernon a Pacy-sur-Eure en 1941 et qui a été déférée peu de temps après par les allemands pour la construction du mur de l'Atlantique.
Les déferrement ont eu lieu pour la séction de Neaufles-Inval a Gasny en 1997, pour celle de Gasny a Vernonnet vers 1970, celle de Vernonnet a Vernon en 1944 et celle
de Vernon a Pacy-sur-Eure en 1941.
Pour la section de Gisors-Boisgeloup a Neaufles-Inval elle n'a pas encore été deférrée car c'est en attente de décision.
La ligne a été déclassée en totalité.
Deux trains spéciaux et de voyageurs ont circulé sur la ligne respectivement en 1976 et 1979.
A la fermeture de la séction de Gisors a Gasny, une
association de train touristique s'était créer pour sauvegarder la section, mais malheureusement il n'y a pas eu de suite.
Le dernier train de fret ayant circulé, était composé de 4 wagons bâchés et a bogies remorqué par un locotracteur diesel de type Y 7400.
La ligne était équipée de passages a niveau automatisés.
Je suis en train de reproduire la ligne en ho et cela va prendre encore beaucoup de temps.
Je mettrais des photos lors de mon exploration intégrale de la ligne.
J'espère qu'un retour en arriere est possible et je fais tout pour y arriver car j'y tiens énormément.
Tout soutien, de commentaires et autres sont les bienvenues, ainsi que des informations complémentaire
sur la ligne et également je recherche le matériel roulant ayant circulé dessus !
Cette ligne desservait également des usines!
A noter qu'à Vernon la ligne franchissait celle de Paris a Rouen au moyen d'un pont ce qui empêchait de gêner le trafic.
Cette ligne était numérotée 32-02 a la SNCF et 339.000 au Réseau Férré de France.
Tags : Photo: Gare de Bray-Écos ( 95 ) en 1904
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#Posté le mercredi 21 septembre 2011 13:49

Modifié le dimanche 23 octobre 2011 08:17

Ligne de Chars a Magny-en-Vexin

Ligne de Chars a Magny-en-VexinCette ligne longue de 12 kms et traversant le plateau du vexin français, passe dans les départements de l'Oise et du Val d'Oise.
Elle dessert les villes de Chars, Bouconvillers, Nucourt et a son terminus, ainsi que les correspondances avec les C.G.B a Magny-en-Vexin.
La ligne a été déclarée d'utilité publique en 1865 et ouverte a tout trafic le 1er Aout 1871 par maître Debrousse et fut exploitée sous ce régime pendant 29 ans.
Comme toutes les petites lignes déficitaires, elle a été reprise par le grand réseau de la Compagnie de l'Ouest le 22 Aout 1900.
En 1909, comme toutes les lignes de l'Ouest, Chars-Magny passât sous le contrôle des Chemins de fer de l'Etat.
En 1934, le réseau de l'Etat en profita pour affermer la
ligne Chars-Magny a la Compagnie S.E ( Société
générale des chemins de fer Économiques ), qui exploitait déjà la ligne de Chars a Marines.
Le service voyageurs cessa le 1er Juillet 1950.
Le 10 Novembre 1952, la ligne fut retirée a la S.E et concédée a la SNCF.
Une desserte marchandises par le chemin de fer fut assurée jusqu'en 1987.
Un embranchement industriel existait a Magny.
La ligne a été déclassée sur la section de Chars a
Bouconvillers le 11 Janvier 2002 et sur la section de Bouconvillers a Magny-en-Vexin le 9 Décembre 1992.
Elle a été déferrée sur la section de Bouconvillers a Magny vers 1995 et récemment en Mai 2011 de Chars a Bouconvillers.
Les gares de Bouconvillers et de Nucourt ont reconverties en maison d'habitation et celle de Magny- en-Vexin est toujours a l'abandon.
Les maisons de garde-barrière sont toutes habitées sauf celle en bordure de la D53 a été rasée.
On trouve encore des vestiges de la signalisation, de l'infrastructure et encore beaucoup de choses en suivant la plateforme.
La ligne était équipée de rails a double champignon.
Le matériel de traction était des 030T Ouest et Etat ainsi que des 030TA SNCF et des locomotives Schneider 030T bi-cabine de la C.G.B au calage SNCF !
Bien sur il y a eu la traction diesel .
D'ailleurs je recherche des informations du matériel
roulant ayant circuler sur cette ligne ( engins de traction
et matériel remorqué ).
Un projet de transfert du MTVS a Nucourt ( Musée des Transports de la Vallée du Sausseron ) fut un temps évoqué pour réutilisé la ligne Chars-Magny mais en écartement métrique, mais le problème est que a Magny-
en-Vexin, un particulier a racheter les emprises de la gare ( plateforme et remise a locomotives ) mais pas le
B.V, pour y entreposer son stock de bois !
Donc tout ceci reste au stade de projet et c'est bien regrettable.
Bientôt des photos de la ligne a l'etat actuel.
Cette ligne était numérotée 31-06 a la SNCF et 347.000 au Réseau Férré de France
Tags : Photo: Gare de Magny-en-Vexin ( 95 ) vue coté voies en 2010
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#Posté le vendredi 23 septembre 2011 04:29

Modifié le dimanche 23 octobre 2011 08:13

Ligne de Compiègne a La Ferté-Milon

Ligne de Compiègne a La Ferté-MilonVoici une des lignes secondaires de la Compagnie des Chemins de fer du Nord .
Ce projet faisait partie d'une ligne stratégique devant relier Calais a Vintimille en passant par Dijon.
Le ministre des travaux publics de la 3ème république, Charles Freycinet, se chargera du projet et du tracé de la ligne.
Une partie de cette ligne devait relier Compiègne a La Ferté-Milon et elle desserviras les gares de Compiègne,
Rethondes, Vieux-Moulin, Pierrefonds, Palesne,
Morienval, Bonneuil, Eméville, Haramont, Villers-cotterets, Oigny-Dampleux, Silly-la-Poterie et La Ferté-Milon.
A Pierrefonds un problème se posait ....
Ou construire la gare ?
2 sites on été retenus.
L'un se situait a Batigny et l'autre au Beaudon.
Une pétition a ete organisé dans le village et seuls les
chefs de famille pouvait voter!
Le site retenu était celui du Beaudon.
Les travaux de la ligne débutèrent en 1883 sur un sol presque plat et il y a tres peut d'ouvrages d'arts sur la ligne.
L'inauguration et l'ouverture de la ligne a eu lieu le 24 janvier 1884.
Le premier train qui utilise la ligne quitte la gare de Compiègne a 8h58 et le retour a 16h12.
L'aller coutait 23 sous a l'époque.
La ligne était principalement utilisée par les voyageurs allant a Pierrefonds pour la station thermale et le tourisme.
Mais la première guerre arriva.
L'établissement thermal a été transformé en hôpital militaire et Pierrefonds reçoit beaucoup moins de voyageurs.
En 1938 un autre projet de modernisation de l'etablissement thermal échoue et la seconde guerre sera a nouveau maléfique pour la ligne car elle verra la fermeture du trafic voyageurs le 25 février 1940.
Le trafic marchandises quand a lui subsiste jusqu'au 1er juillet 1966. La ligne sera déferrée en 1970 sauf sur la
section de Villers-Cotterets a Silly- la-Poterie qui sert d'embranchement industriel et qui est aujourd'hui a l'abandon.
A noter que la gare de Pierrefonds est la seule de la ligne a avoir une architecture particulière ( du a la station thermal ) et elle est sûrement une des plus belles gares de France et a été également classée monument historique le 4 octobre 1977.
Après plusieurs années d'abandon elle a été reconvertie en salle de sports et en plusieurs appartements.
Les autres gares et maisons de garde- barrière ont été reconverties en maisons d'habitation ou de garde-forestier.
Il est facile de suivre le tracé de la ligne car la plateforme est pratiquement visible de partout et quelques ponts le sont aussi.
Une étude complete de cette ligne est bientôt prévu.
La traction des trains s'est faite par des locomotives a vapeur et diesel.
Divers engins diesel prototypes dont des autorails comme les Renault ABJ 2 ou 3 ainsi que des De Dietrich et
d'autres ont circulé sur cette ligne.
Cette ligne était numérotée 128 par la Compagnie des Chemins de fer du Nord et 233.000 au Réseau Ferré de France.
Des infos complémentaire sont les bienvenus.

Tags : Photo: Gare de Pierrefonds ( 60 ) vue coté voies en 2008
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#Posté le dimanche 09 octobre 2011 12:25

Modifié le dimanche 23 octobre 2011 08:11

Ligne de Epinal a Bussang

Ligne de Epinal a BussangLa ligne de Epinal a Bussang est une antenne a double voie et voie unique longue de 59,9 kms.
Cette ligne est a double voie de Epinal a Arches et voie unique de Arches a Bussang.
Elle desservait les gares de : Epinal, Dinozé, Arches, Pouxeux, Eloyes, Saint-Nabord, Remiremont, Vecoux, Hielle-Rupt, Maxonchamp, Rupt-sur-Moselle, Ferdrupt, Ramonchamp, Le Thillot, Fresse, Saint-Maurice-sur-
Moselle, Bussang.
Elle a été mise en service en 3 séctions par la Compagnie des Chemins de fer de l'Est.
La première de Epinal a Remiremont le 10 Novembre 1864, la seconde de Remiremont a Saint-Maurice-sur-
Moselle le 7 Novembre 1879 ( a Remiremont se détachait une ligne allant a Cornimont ) et la troisième de Saint-Maurice-sur-Moselle a Bussang le 18 Novembre 1891.
A l'origine la ligne ne devait pas avoir son terminus a Bussang mais a Fellering, car le projet prévoyait de la faire passer par un tunnel long de 8 kms passant sous le col de Bussang et débouchant a Urbès.
A Fellering elle aurais rejoint la ligne de Lutterbach a Kruth.
( la séction de Saint-Maurice-sur-Moselle a Fellering par le col de Bussang fera l'objet d'une étude spécifique ).
Seul 4 kms du tunnel ont été percé dans les années 1930 et le chantier a été abandonné.
Pendant la deuxième guerre, l'armée allemande utilisera la galerie inachevée pour abriter une usine d'armement qui a employé des déportés des camps de Dachau et du Struthof.
Après la guerre le tunnel a été abandonné.
La SNCF n'a jamais voulu reprendre le chantier estimant que la ligne ne serais jamais rentable et que les couts sont tres élevé.
Donc ça ne restera qu'un projet mais d'autres surprises sont a venir quand j'évoquerais la section de Saint-Maurice-sur-Moselle a Fellering.
Aujourd'hui la ligne n'est utilisée que sur la section de
Epinal a Remiremont et a été électrifiée en 2005 pour permettre la circulation des TGV Paris-Remiremont, des trains Corail en traction électrique ainsi que des automoteurs électriques et quelques diesels.
La section de Remiremont a Bussang a été fermée a tout trafics le 27 Mai 1989.
Le dernier train ayant circulé sur cette section était un X 4300 ( caravelle ) emportant ses derniers voyageurs a
Epinal.
Ce dernier train a été retenu en gare de Bussang par les manifestants voulant l'empêcher de partir, car ils protestait contre la fermeture de la ligne, mais rien n'y fera et l'autorail partit quand meme en lâchant ses dernières fumées de gasoil en gare de Bussang.
A noter que la ligne a été fermée a l'initiative de la Région Lorraine et non de la SNCF qui a quand meme
donné son accord.
Les trains ayant circulé ( enfin du moins ceux qui le sont a ma connaissance ) était des autorails X 5500 ( dit U 150 ch ) avec ou sans remorques, des X 4300, des BB 66400 avec des rames tractées voyageurs, des BB 66000 pour des trains de fret, des Y 7400, Y 8000, des BB 63000 et 63500, etc ...
Aujourd'hui la section de Remiremont a Bussang a été
transformée en voie verte après que la plateforme soit rachetée par le Conseil Général des Vosges en 2003 et elle a été déferrée en 1993.
Cette ligne a été retranchée et classée dans le domaine privé de RFF en 1993.
Elle était numérotée 17 par la Compagnie de l'Est, 18-7 par la SNCF et 060.000 au Réseau Férré de France.
Quel dommage de pas pu avoir sauvegarder cette ligne
quand on sait les conditions climatiques en montagne et surtout l'hiver et que parfois les trajets en voitures, en cars, en camion, en moto et autres se relèvent parfois tres dangereux .....
A noter que sur la section de Epinal a Remiremont, toutes les gares sont en service et la section de Remiremont a Bussang, les maisons de garde-barrière et les bâtiments voyageurs ont été rachetées par des particuliers a l'exception de la gare de Bussang, qui elle, est encore a l'abandon depuis la fermeture de la ligne.
Tags : Photo: Gare de Bussang ( 88 ) vue coté voies en 2010
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#Posté le dimanche 23 octobre 2011 09:26

Modifié le mardi 25 octobre 2011 11:57

Ligne de Remiremont a Cornimont

Ligne de Remiremont a CornimontVoila une deuxième antenne Vosgienne qui se détache de la ligne de Epinal a Bussang en gare de Remiremont, mais celle-ci a une histoire beaucoup plus tranquille que cette dernière mis a part qu'elle a subi le meme sort a la fin de son exploitation.
Cette ligne desservait les gares de: Remiremont, Dommartin, Le Syndicat-St.-Amé, Vagney, Zainvillers, Thiéfosse, Saulxures-sur-Moselotte et Cornimont.
La concession de cette ligne fut initialement attribué a Mr Henri Géliot en 1877.
Après c'est la Compagnie du Chemin de fer de la Moselotte qui en a repris la concession et qui l'ouvrait a tout trafics en 1879 et la Compagnie des Chemins de Fer de l'Est l'expoitait sous cette compagnie de 1879 a 1881 avant son rachat.
Peu de chose a dire sur cette ligne qui a eu un passé assez tranquille.
Le matériel roulant était le meme que celui de la ligne de Epinal a Bussang.
Le 27 Mai 1989, comme la ligne de Bussang, le dernier train circulait.
Elle a été deférrée en 1993 et retranchée la meme année.
Elle a été transformée en voie verte.
La particularité de cette ligne est la gare terminus de Cornimont.
En effet le B.V est situé au bout des voies et est surélevé.
Dommage aussi car c'est une ligne assez sympathique!
Cette ligne était numérotée 18-9 par la Compagnie de l'Est, 26 par la SNCF et 061.000 au Réseau Férré de France.
Toutes infos complémentaires sont les bienvenues.

N 48°59.822 E 2°6.504
Tags : Photo: E.A.D en gare de Cornimont en 1989
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#Posté le dimanche 23 octobre 2011 10:14

Ligne de Laveline-Devant-Bruyères a Gerardmer

Voici une ligne secondaire des Vosges qui fait couler beaucoup d'encre et autant de salive depuis sa fermeture il y a 23 ans.
En effet cette ligne a été fermée a tout trafics le 21 Mars 1988 a l'initiative de la région Lorraine.
Petite histoire:
La concession de cette ligne ainsi que son ouverture qui a été attribuée a la Compagnie du Chemin de fer des Vosges a été établi en deux séction.
La première est de Laveline-Devant-Bruyères a Granges-sur-Vologne le 11 Novembre 1871 ( décret du 3 Juillet 1872 ).
La seconde de Granges-sur-Vologne a Gérardmer le 17 Avril 1872 ( décret du 3 décembre 1875 ).
Les déclarations d'utilité publique:
Laveline-Devant-Bruyères a Granges-sur-Vologne le 2 mai 1873 et ouverture a tout trafics le 11 juillet 1874.
Granges-sur-Vologne a Gerardmer le 3 décembre 1875 et ouverture a tout trafics le 29 juin 1878.
Cette ligne a été construite dans la vallée de la Vologne et établie a écartement standard et voie unique, elle traversait également les communes de: Laveline-Devant-Bruyères, Aumontzey, Granges-sur-Vologne, Le Kertoff, Kichompré et Gerardmer.
Elle a été exploitée par quatre compagnies :
Compagnie du Chemin de fer des Vosges de 1872 a 1881
Compagnie des Chemins de fer de l'Etat de 1881 a 1883
Compagnie des Chemins de fer de l'Est de 1883 a 1938
SNCF de 1938 a nos jours.
A noter que depuis 1997 la ligne, comme toutes les autres est passé sous le contrôle de RFF.
Au début de son exploitation la ligne jouis d un excellent
trafic vu que Gérardmer est une station thermale et la traction des trains était confié a des petites 030T de l'Est ( des informations complémentaires sur le matériel roulant de l'époque sont les bienvenues ).
Gérardmer passât la première guerre sans trop de problème, malgré sa distance de l'Allemagne.
La deuxième guerre mondiale fut fatale pour la ville.Gérardmer est prise le 22 juin 1940 par l'armée
allemande. C'est au cours de ces combats que l'église de la ville sera détruite par incendie lors de l'explosion d'un camion (de munitions ou d'essence?) stationné à côté. Le 17 novembre 1944, des incendies se déclarent un peu partout et des dynamitages sont effectués. Le soir, tout Gérardmer brûle, la ville est recouverte d'un épais nuage noir. Ce qui ne brûle pas explose. Les réservoirs d'eau de la ville sont détruits, comme le transformateur électrique. Il n'y a donc plus d'électricité, ni d'eau courante à
Gérardmer. La kommandantur quitte la ville dans la soirée, suivant ainsi le général Schiel et son état-major, partis dans la nuit du 15 au 16 novembre. Le matin du 18 du même mois, un groupe de choc sillonne Gérardmer, armes automatiques au poing. Et d'autres éléments mettent le feu dans les maisons qui n'ont pas encore été assez détruites.
L'après-midi, plus aucun soldat allemand n'est présent à Gérardmer. Les civils circulent librement et constatent les dégâts opérés par si peu d'hommes et en si peu de temps. Le 19 novembre 1944, Gérardmer n'est plus qu'un amas de ruines fumantes. Et vers 14 heures, ce sont les premiers soldats français qui arrivent et se rendent à l'hôtel de ville. 85% de la ville est détruit lors de la fuite allemande.
Mais la ligne n'aurait pas trop souffert de cette destruction massive.
Les années 70 ont marqués des évolutions notables sur la ligne, surtout en matériel roulant.
Un train célèbre .... : Le Train des Eaux
L'année 1970 a été la dernière année d'existence de la tranche Paris-Gérardmer ( et de la tranche Paris-Plombières ) du train des Eaux.
Depuis 1968, la desserte Paris-Station des Vosges du train des Eaux est dissocié de la desserte Clermont-Ferrand-Metz.
La composition de cette dernière tranche Paris-Gérardmer du train des Eaux est la suivante : A8+B10+B10+B5Dd ( traction par une BB 66000 sur le parcours terminal ).
A ne pas oublier que Gérardmer est devenue une station balnéaire et de sports d'hiver et non plus thermale.
Les autres voitures directes :
A partir de l'été 1971, des voitures directes Paris-Gérardmer ( de jour ) circulent a nouveau, mais elles transitent désormais par Nancy ( incorporation aux trains 1601 et 1606, puis acheminement entre Nancy et Gérardmer par les trains 1765 et 1764.
L'été 1976 est le dernier été de circulation de ces voitures directes.
La relation nocturne Paris-Epinal comportait également des voitures directes pour Gérardmer en saison.
Une desserte régulière :
L'autorail Lunéville-Gérardmer via Rambervillers qui assure la dernière relation régulière de la station ( X 3800 depuis 1965, Renault VH rouge avant ) est supprimé a l'automne 1971.
A partir de cette date, la desserte de Gérardmer n'est plus assurée que par des circulations saisonnières liées a l'activité touristique de la station ( relation avec Paris pendant l'été, train des neiges, fêtes des jonquilles, ... )
Reprise de la desserte d'été par des autorails :
A partir de l'été 1977, les voitures directes sont supprimées et remplacées par les autorails.
L'autorail des neiges ( assuré en Renault X 2400 ) circulait le week-end en hiver ( depuis Metz-Nancy ) pendant les périodes de neiges.
Cette relation sera parfois assurée en rame tractée ( voitures Bruhat ) et connaitra son apothéose dans le courant des années 1980, lorsque la desserte hivernale de Gérardmer sera redynamisée et reprise intégralement par des rames Corail, en correspondance a Nancy avec les trains de Paris.
Malgré ce bel effort sur le matériel utilisé et sur la publicité, l'expérience tournera court .....
Le 20 Mars 1988, l'ultime train des neiges, assuré a nouveau par autorail ( R.G.P 2 ) circulera une dernière fois, mettant un point final ( pour l'instant ) a la desserte ferroviaire de Gérardmer.
Les engins de traction diesels ( pour les voyageurs et les marchandises ) était en l'occurrence des BB 67400, 66000, 66400, 63000, 63500, A1A-A1A 68000 et 68500 et divers locotracteurs.
Les autorails : E.A.D ( Caravelle ), X 2400 Renault, X 3800, R.G.P 2, etc ..
Le matériel remorqué voyageurs : voitures Corail, Est, Bruhat, D.E.V, voitures couchettes, ...
Pour les marchandises : ?
Le bâtiment voyageurs de Gérardmer :
Le B.V moderne que l'ont voit aujourd'hui a remplacé celui de la Compagnie de l'Est, qui a pourtant survécu aux destructions allemandes, qui touchèrent l'ensemble de la ville a la libération.
L'occupant a pratiqué la politique de la terre brulée, lors de sa retraite devant les troupes des U.S.A, détruisant méthodiquement sur son passage toutes les agglomérations qu'elle rencontrait.
L'ancien B.V était analogue a celui de St-Dié.
Il a été rasé par les décideurs chargés de la reconstruction de la ville afin que la gare soit en accord avec l'aspect de la cité renaissante.
Aujourd'hui la ligne n'est plus raccordée en gare de Laveline mais la voie demeure toujours en place et envahie par la végétation a beaucoup d'endroits.
Une fois sur place on a du mal a imaginé que des beaux trains et moderne comme les R.G.P ou des rames Corails tractées par des BB 67400 sont passés sur cette ligne.
A certains passages a niveau les rails ont été enlevés et la route refaite !
En gare de Gérardmer il n'y a plus de voies, des parkings pour camping-cars les ont remplacées et on a construit, construit et re-construit a telle point que si on devait ramener des rails a la gare terminus meme de Gérardmer,elle serait qu'en voie unique ( et encore si ça passe ) et non plusieurs voies comme avant.
Une association qui s'appelle TG2V ( Train Gérardmer Vologne Vosges ) s'est créer dans le but de réouvrir la ligne qui ne manque pourtant pas de potentiel.
Voici leur site : www.tg2v.org
Une étude de faisabilité de la réouverture de la ligne du cabinet Egisrail et RFF ont été engagé, il manque plus que les financements ( la région Lorraine s'est engagée a financer le projet ), ils manque plus que l'Etat, le département des Vosges,RFF et la SNCF.
Je leurs souhaite beaucoup de courage a cette association qui ont deja bien avancé.
Le matériel roulant serait peut-etre des X 73500 .
Cette ligne ne manque pas d'attrait, avec les sports d'hiver, le tourisme, etc ... Et y aura peut-etre moins de voitures a Gérardmer .
A noter que la ligne a fermée pour un déficit de ..... 88.000 francs a l'époque.
  • Ligne de Laveline-Devant-Bruyères a Gerardmer
Tags : Photo: Gare de Gérardmer ( 88 ) vue coté voies en Juillet 1990
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#Posté le dimanche 06 novembre 2011 10:15

Modifié le mercredi 11 janvier 2012 07:17

Ligne de Montsecret-Vassy aux Maures ( la ligne maudite )

Ligne de Montsecret-Vassy aux Maures ( la ligne maudite )Voila une triste aventure pour une petite ligne d'intérêt local a écartement normal longue de 19,6 kms.
La ligne traversait deux départements, a savoir l'Orne et la Manche et désservait les villes de : Montsecret-Vassy, Le Chemin-St.-P, La Mottette, Fresnes, Tinchebray, Sept-Fours, Le Paillot, Les Croix, Les Maures.
Voici son histoire :
Le but était de relier, a partir de la station de Montsecret-Vassy, les localités de Tinchebray, Sourdeval et Chérencé-le-Roussel a la grande artère Paris-Granville achevée en 1870, mais comment les deux conseils généraux concernés n'avaient-ils pas vu, dès qu'ils eurent connaissance du projet de la voie d'intérêt général Vire-Fougères, que celle-ci mettrait en péril l'existence meme de la ligne qu'ils étaient en train d'établir a leurs frais ? Inutile d'épiloguer ....
La concession est accordée en 1873 et 1875 a un sieur René Lion ( que son patronyme ne servit guère en la circonstance ), la déclaration d'utilité publique obtenue par décret du 5 mai 1876.
En 1877, M.Lion rétrocède ses droits a un ... moucheron, la Compagnie anonyme du Chemin de fer de Montsecret a Chérencé, petite société dont les principaux
actionnaires étaient des gens du pays et que présidait Jules Labiche ( 1826-1905 ), qui après avoir fait fortune en Amérique, était devenu sénateur de la Manche, conseiller général et maire de Sourdeval.
Dans le meme temps, cependant, les deux départements s'empressent de réclamer le classement de la ligne dans le réseau d'intérêt général; en vain : la décision irrévocable et négative de Paris tombe en 1883.
Le 18 février 1883, le tronçon de Montsecret aux Maures, a la frontière de l'Orne et de la Manche ( 19,6 kms ), est ouvert a l'exploitation.
Le 20 avril 1885, les convois peuvent poursuivre jusqu'a Sourdeval ( 6 kms ), mais, des 1887, l'ouverture de la ligne de l'Ouest Vire-Mortain, qui utilise en tronc commun la section Les Maures-Sourdeval, a pour effet de détourner par Vire la majeure partie du trafic.
L'exploitation locale est suspendue le 17 janvier 1888, le concessionnaire déclaré en faillite le 28 aout suivant et sa déchéance prononcée le 18 avril 1889, alors meme que la dernière séction, Sourdeval-Chérencé-le-Roussel ( 10,4 kms ), n'était pas construite.
( durant sa courte mission, l'exploitant utilisa son propre matériel, 2 locomotives 030T Corpet numero 1 < La Sée > et 2 < Le Noireau >, 4 voitures a deux essieux et
quelques wagons de marchandises ).
Pour l'Orne, écrira l'ingénieur en chef de la Manche en 1922, la question présentait un réel intérêt, parce qu'il s'agissait de desservir le centre industriel qu'est la petite ville de Tinchebray; pour la Manche, l'intérêt était moins évident, mais il y avait des raisons de sentiment, le souvenir tout récent d'une dépense assez considérable faite en pure perte, d'une faillite causée par une faute qu'on aurait pu ne pas laisser commettre, il y avait aussi
l'esprit de solidarité avec le département voisin.
Mais quand les sentiments s'en mêlent, ils ne pèsent pas bien lourd devant les questions de gros sous ...
En 1896, la compagnie de l'Ouest reprend l'exploitation en régie pour le compte du département de l'Orne sur le seul trajet Montsecret -Tinchebray ( 7,5 kms ), tandis que la Manche s'évertue inlassablement a demander, en dépit de la décision de 1883, l'incorporation de la ligne entière
dans le réseau d'intérêt général, car, ecrit M.Legrand ( député, C.G Barenton ) dans un rapport d'avril 1896, < moralement, l'État se trouve dans l'obligation de réparer le mal causé >, notamment aux < modestes petits capitalistes > locaux qui ont apporté leur épargne pour la construction de ce chemin de fer.
Preuve supplémentaire, s'il en ai besoin, que le département n'était guère réaliste en l'affaire, le meme rapporteur évoque encore en aout 1899 < la tres importante question > du classement d'intérêt général de la ligne, alors meme que, l'année précédente, le ministre des travaux publics avait opposé un net refus a la demande et suggèré la recherche d'une solution purement locale.
De guerre lasse, la Manche finit par accepter une combinaison proposée par le gouvernement, l'exploitation
en régie par la Compagnie de l'Ouest pour le compte des deux départements, après remise en état de la section Tinchebray-Les Maures, alors laissée a l'abandon.
Une première convention du 20 novembre 1902 reste lettre morte; la seconde signée le 16 mars 1905 et sanctionnée par une loi du 27 juillet 1907, aboutit enfin a une conclusion.
Les travaux de remise en état, pour lesquels l'Orne et la
Manche ( celle-ci a 30 % ) ont consenti un investissement de 560.000 francs ( s'ajoutant aux 2.800.000 deja dépensés en frais de premier établissement ! ), sont menés a bien et la réouverture a l'exploitation par l'État ( qui a racheté la Compagnie de l'Ouest en 1909 ) intervient le 13 février 1910.
Résultats désastreux ! De bénéficiaire qu'elle était quand elle ne portait que sur le tronçon Montsecret-Tinchebray,
l'exploitation devenait immédiatement déficitaire, le rendement kilométrique annuel chutant de 7700 a environ 3000 francs.
< il faut avoir le courage de reconnaitre et de le proclamer, déclarera encore l'ingenieur en chef en 1922, la reprise de l'exploitation entre Tinchebray et Les Maures avait été une erreur >.
De surcroit survint la guerre.
Le 1er juillet 1917, le trafic cesse sur le trajet controversé;
en février 1918, les voies en sont réquisitionnées en vue de servir sur la zone du front ( entre le 10 mars et le 27 mai 1918, 11,5 kms de voies sont démontés par les soldats de la 1ère section des chemins de fer de montagne ).
Le conflit achevé, le ministère de la guerre offre bien de replacer les rails, mais, dans le bocage, le c½ur n'y est plus guère : écartant les v½ux nostalgiques de quelques
municipalités ou groupements professionnels, les deux conseils généraux, en 1919, tombent d'accord pour proposer le déclassement, qui ne sera finalement prononcé qu'en .... 1937.
C'en était donc fini de cette pénible tragicomédie ferroviaire Manchoise, dont les épisodes incohérents avaient trainé durant pres de deux tiers de siècle et occupé les esprits dans une mesure tout a fait disproportionnée avec l'importance réelle de la ligne.
Quant a la courte section Montsecret-Tinchebray, qui n'intéresse pas la Manche et que je mentionne donc pour mémoire, elle continua a etre exploitée ... de façon discontinue que précédemment : État jusqu'en 1930, Compagnie des Voies férreés Économiques de l'Orne ( du groupe S.C.F ) de 1930 a 1935, S.C.F elle-meme de 1935 a 1939 pour les voyageurs ( les trains subissant la
concurrence des autobus ... de la meme société ) et a 1949 pour les marchandises, enfin, en 1949, syndicat intercommunal, qui afferma en 1951 le service a la S.T.A.O, laquelle, en dépit de sa vocation automobile, maintint le trafic par fer jusqu'en 1964.
Aujourd'hui la ligne est déferrée sur la totalité du parcours et la plateforme est plus ou moins visible a certains endroits, voir meme disparue.
La plupart des ouvrages et les bâtiments sont encore debout.
A voir ....
Tags : Photo: Gare de Tinchebray ( 61 ) en 1908
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#Posté le mercredi 11 janvier 2012 15:19

Modifié le mercredi 11 janvier 2012 15:33

Ligne de Pontorson au Mont-Saint-Michel

Ligne de Pontorson au Mont-Saint-MichelLe train de Pontorson au Mont-St.-Michel était un tramway a écartement normal fort sympathique, malheureusement disparu aujourd'hui.
La ligne desservait les gares de : Pontorson, Moidrey, Beauvoir, La Caserne, Le Mont-St.-Michel.
Un peu d'histoire:
La tradition rapporte qu'en l'an 709, un tremblement de terre, suivi d'un raz-de-marée, provoqua l'invasion par la mer des rivages méridionaux de la baie du Mont-St.-Michel, engloutissant des milliers d'hectares et ne laissant a découvert que deux témoins de l'ancien relief, le Mont et l'îlot voisin de Tombelaine.
Ensuite, la reconquête continentale reprit, tant grace aux apports de sable de la mer que par les efforts des hommes, mais les terres ainsi gagnées étaient mal protégées et constamment menacées par les débordements de cours d'eau comme le Couesnon.
En 1856, l'État concédait 2800 hectares de terrains a la puissante compagnie des Polders de l'Ouest : celle- ci en deux ans, endigua le Couesnon et construisit une chaussée Est-Ouest submersible afin de rejeter vers le Nord la Sée et la Sélune.
Depuis 1858 et grace a ces travaux, les atterrissements ont fait des progrès rapides.
En 1879, les Ponts et Chaussée réalisent une digue-promenade insubmersible de pres de 2 km reliant le Mont au continent.
Coïncidence ( qui n'en est évidemment pas une ) : en 1872, l'abbaye et les remparts étaient devenus propriété des Monuments historique et, a partir de 1874, commençaient les travaux de restauration du prestigieux ensemble architectural, < Merveille de l' Occident >, qu'un siècle d'abandon ou d'affectations douteuses avaient singulièrement dégradé.
Avant la digue, comment allait-on au Mont ? Les uns empruntaient, a marrée haute, des bacs et des bateaux appelés < plates>; les plus aventureux, a marrée basse, se risquaient a pied a travers les grèves ou prenaient place a bord de carrioles partant de Genets, comme celle, célèbre entre toutes, de l'hotel Godiez.
Restait a faire l'< ascension > : c'est a quoi pensait un certain Verrine, ingénieur municipal de Caen, qui proposa en 1876 de construire un petit chemin de fer d'une centaine de mètre, avec une pente de 700 mm par mètre, pour relier le pied de l'île au monastère, projet pour le moins farfelu, auquel le conseil général refusa de s'associer.
La renaissance du Mont fit d'abord l'affaire de nombreux transporteurs privés de la région.
En 1889, le conseil général émet le voeu que la Compagnie de l'Ouest ne soit pas autorisée a utiliser le tronçon de voie ferrée Pontorson-Moidrey ( alors désaffectée ) pour la desserte du Mont, ce qui ruinerait les services de voitures < qui occupent un grand nombre de pères de famille que cette exploitation fait vivre, qui ont un matériel considérable qu'ils de sont procuré au prix de grands sacrifices >.
En 1893, c'est le conseil municipal de Pontorson unanime qui s'oppose a l'établissement d'un tramway.
Mais on n'arrête pas le progrès, et le progrès, a l'époque, c'est le tramway !
Des 1892-1893, trois entrepreneurs de la région parisienne sont entrés dans la compétition, suivis de M.M Beldant Frères et Baert, du Mans ( fondateurs de la célèbre S.C.F ), dont tramway Avranches-St.-James est agréée par le département.
En 1899, la ligne est déclarée d'utilité publique et concédée aux demandeurs; elle est ouverte au trafic le 29 juillet 1901, après qu'un élargissement de la digue d'environ 3 mètres ait permis d'y établir confortablement la plateforme.
Le tramway, sauf un an d'interruption durant la première guerre mondiale, assurera jusqu'à la veille de la seconde, en dépit de la concurrence persistante des autres moyens de transports, voitures a chevaux, puis automobiles, un important trafic touristique.
Les chiffres parlent : alors que l'on enregistrera quelque 10.000 visiteurs annuels entre 1860 et 1870, puis 30.000, après la construction de la digue, entre 1880 et 1900, le tramway achemina, des 1902, 190.000 voyageurs, dont 71.000 entre le 1er juillet et le 15 septembre.
Deux précisions techniques :
Au pied du Mont, sur la digue, le terre-plein élargi de la porte de l'avancée servait au man½uvres des convois, facilitées par une voie d'évitement, et une plaque tournante permettait le retournement des locomotives, qui circulait ainsi < cheminée en avant > dans les deux sens du parcours.
Il n'y eut jamais de véritable gare au Mont-St.- Michel : pour d'évidentes raisons esthétiques ( et sous de moins évidentes pressions des Beaux-Arts ), le département permis tout juste, en 1898, la construction d'un abri dont la vue < respecterait religieusement ( sic ) remparts et tours >.
Pour le dépôt des messageries, les T.N contournèrent le problème en laissant en permanence, en fin de ligne, un vieux fourgon qui servait de remise aux usagers et aux cheminots.
De tout temps, la concurrence fut rude.
Le 26 mai 1912, fete de la Pentecôte, on dénombrait deja sur la digue, au grand ébahissement des Montois, 80 voitures a pétrole pétaradantes, le tramway ayant transporté ce meme jour quelque 700 voyageurs jusqu'au pied des remparts.
Vers la fin de la période d'exploitation, les Chemins de fer Normands mirent en ½uvre une solution nouvelle et intéressante : pendant les services d'été de 1935 a 1937, la ligne fut desservie par deux autorails Verney directs entre Granville et le Mont-St.-Michel, par emprunt des voies de l'État sur le trajet Granville-Avranches-Pontorson.
La ligne du tramway fut supprimée le 1er juin 1938.
Durant la guerre, l'occupant mît toutefois en marche quelques trains pour ses besoins militaires, notamment dans le cadre de la fortification de la baie.
En 1943, la Wehrmacht prétendit démonter les rails pour les réutiliser sur le réseau Nord en mauvais état, mais la résistance du service du contrôle retarda ce déferrement jusqu'aux jours ... du débarquement allié.
Actuellement, chaque année, 350.000 voitures particulières et plusieurs milliers d'autocars amènent au Mont-St.-Michel pres d'un million et demi de visiteurs : ils ignorent qu'un petit train assurait autrefois cet office, dans de moindres proportions, certes, mais avec autant d'enthousiasme ....
Il fut un temps ou la région Basse-Normandie étudiait un projet pour remettre le train entre Pontorson et le Mont-St.-Michel ( T.E.R et Grandes Lignes ), mais le projet est resté sans suite pour le moment, a espéré ...
La ligne a été exploitée par la Compagnie des Tramways Normands de 1901 a 1928 et par la Compagnie des Chemins de fer Normands de 1928 a 1938.
Aujourd'hui il reste peu de vestige du petit train, mais le voyage devait etre agréable.
La ligne est déclassée et déferrée.

N 48°59.833 E 2°6.29
Tags : Photo: Le petit train et le Mont-St.-Michel en 1903
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#Posté le mercredi 11 janvier 2012 17:47

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